La société espagnole Pronovias souffle cette année ses 40 bougies. Un anniversaire important pour la maison barcelonaise qui, en moins d’un demi-siècle, est devenue un chef de file mondial dans l’industrie de la robe de mariée. Reconnu comme étant à l’avant-garde des tendances, le groupe Pronovias défie les conventions avec des robes de mariée différentes, à la fois actuelles et raffinées. Sous la direction du designer Manuel Mota, l’entreprise crée chaque année plus de 600 modèles de robes, qu’elle reproduit à plus de 480 000 exemplaires pour des mariées aux quatre coins du globe. En plus de la prestigieuse griffe Pronovias, on retrouve sous la houlette du groupe les marques St-Patrick, La Sposa, ainsi que plusieurs collections de designers espagnols. Flirtant avec la haute couture, le groupe coproduit également les collections pour la mariée de Elie Saab, créateur de la célèbre robe bordeaux que portait Halle Berry lorsqu’elle a remporté l’Oscar de la meilleure actrice en 2002. Par ailleurs Pronovias vient tout juste de sceller un accord pour collaborer avec les prestigieuses maisons de couture Emmanuel Ungaro et Badgley Mischka. Pour incarner l’image de la mariée moderne et sophistiquée, la muse de Pronovias est à nouveau cette année la blondissime top-modèle tchèque Karolina Kurkova. À Montréal: Ami-Fer, 514-277-2815; Anne Jean-Michel, 514-277-6470, Boutique Jenna, 514-282-2208 et Vania Spose, 514-255-2355. À Laval: Créations Vézina, 450-689-2204.
robes en fête
Diplôme du Collège Lasalle en poche, Isabelle Leduc ne rêvait pas, comme la plupart de ses collègues, de lancer sa propre griffe. Elle voulait plutôt utiliser ses doigts de fée pour rendre le mariage plus abordable en offrant, à moindre coût, des robes de mariées déjà portées. «J’ai toujours trouvé le .phpillage ridicule. Le recyclage de robes de mariée permet non seulement d’offrir des robes à prix économiques, mais aussi de contrer la surproduction des marchandises et, dans une certaine mesure, de protéger l’environnement», note-t-elle.
Une décennie déjà s’est écoulée depuis qu’Isabelle Leduc a bousculé l’industrie du mariage en fondant Oui, je le vœux…, sa boutique innovatrice qui met de l’avant le concept unique de revalorisation de la robe de mariée usagée. «Notre formule consiste à reprendre une robe, à la redessiner et à la façonner de manière à en faire une nouvelle qui s’harmonise à la nouvelle mariée», explique-t-elle. Une idée rafraîchissante qui n’a pas mis de temps à faire des fans. «Nous avons présenté Oui, je le vœux… au Salon de la Mariée le week-end précédent l’ouverture de la boutique. Le lundi matin, jour de l’inauguration officielle, les clientes faisaient la queue devant le commerce, prouvant hors de tout doute que le concept était compris et apprécié», se remémore-t-elle. Depuis, Isabelle Leduc peut se targuer d’avoir contribué à plus de 4 000 mariages!
Oui, je le vœux… c’est aussi un service de location efficace qui permet de mettre la main sur une robe de rêve pour une fraction du prix demandé à l’achat. En plus de ses robes recyclées, la boutique a récemment élargi son assortiment en proposant des robes neuves de tout acabit. «Parce que les futures mariées rondes ou enceintes se sentent négligées par l’industrie du mariage, j’ai entrepris de remédier à la situation et d’importer des collections spécialisées pour ces créneaux peu exploités». Ainsi, on trouve à la boutique des gammes intéressantes, dont certaines, exclusives, conçues spécialement pour les futures mariées aux formes épanouies. (6924, rue Saint-Hubert, Montréal, 514-276-2945)
gantée chic
Les mains sont un outil précieux, alors pourquoi ne pas les mettre en valeur?», lance Esther Michaud, dentellière. À voir les petits trésors qu’elle confectionne artisanalement, on ne peut qu’approuver. Inspirée il y a 25 ans, par un unique gant en dentelle de coton déniché chez un antiquaire, l’artisane s’est mise au crochet en prévision de lui reproduire un alter ego tout neuf. Depuis, Esther Michaud a conçu bon nombre de prototypes de gants délicats, en dentelle de coton ou de lin, dont elle tire ensuite des modèles sur mesure pour sa clientèle du monde des arts et de la musique. Côté mode, elle a collaboré avec le designer québécois Yves Jean Lacasse de la griffe Envers. «Mon travail est avant tout constitué de recherche et de développement. Je mets au minimum une semaine pour fabriquer une paire de gants. Je réponds aux demandes des clientes, mais le produit final doit me plaire», note-t-elle. La créatrice propose ses ornements crochetés aux futures mariées qui souhaitent ajouter une touche originale et raffinée à leur tenue. (à partir de 200 $, sur commande seulement, 514-251-7250)
tête d’affiche
Pratiquement née dans une boîte à chapeau, la jeune modiste Priscilla Matte fut initiée dès l’âge de 11 ans à la création artisanale de couvre-chefs. «Ma grand-mère avait une petite boutique où elle vendait ses créations pour la mariée et à son cortège. Je perpétue en quelque sorte la tradition familiale, en créant moi aussi des chapeaux, parures de têtes, voiles et accessoires sur mesure pour les mariages; tel qu’elle me l’a enseigné», dit-elle. Entre ses doigts, la paille de Milan véritable et les feutres de fourrure se métamorphosent en coiffures raffinées. Celle qui travaille les textures organiques grâce à des jeux de plissage et des ornements naturels, comme les plumes, admet se laisser guider aussi par la tenue de la future mariée. «Il m’arrive de créer des parures dans la même matière que la robe de la ma-riée, tout en reproduisant fidèlement les appliques et décorations de celle-ci», précise-t-elle. Ses chapeaux uniques, sculptés dans la plus pure tradition des modistes, sont également le complément parfait à la tenue de la mère de la mariée. (à partir de 125 $; au Salon Boutique Glam, 364, rue Saint-Paul O., Montréal; créations sur mesure et renseignements supplémentaires: 450-621-5142)







